L’IA est à considérer comme une aide, comme un stagiaire pouvant être très performant mais aussi très mauvais, ou comme un consultant. Ce qui m’amène à partager une blague que j’ai retrouvée cette semaine dans un de mes e-mails de juillet 2000, et qui s’intitule : « … à méditer ! »
La voiture s’immobilise et le jeune homme qui en descend s’adresse au berger :
– Si je devine combien de moutons vous avez, vous m’en donnez un ?
Le berger regarde le jeune homme, regarde les moutons qui broutent et dit :
– Oui.
Le jeune homme gare la voiture, branche le notebook et le GSM, se connecte à un site de la NASA, scrute le terrain à l’aide du GPS, établit une base de données, 60 tableaux Excel pleins d’algorithmes et d’exponentielles, plus un rapport de 150 pages, imprime le tout sur sa mini-imprimante high-tech, puis se tourne vers le berger et dit :
– Vous avez ici 1 586 moutons.
Le berger répond :
– C’est tout à fait correct, vous pouvez avoir votre mouton.
Le jeune homme prend le mouton et le met dans le coffre de la Jeep. À ce moment, le berger lui demande :
– Si je devine votre profession, vous me rendez mon mouton ?
Le jeune homme répond :
– Oui.
Le berger dit tout de suite :
– Vous êtes consultant.
– Comment avez-vous deviné ? demande le jeune homme.
– Très facile, répond le berger :
- Vous êtes venu ici sans qu’on vous appelle.
- Vous me taxez un mouton pour me dire ce que je savais déjà.
- Vous ne comprenez rien à ce que je fais, parce que vous avez pris mon chien !
Vingt-cinq ans plus tard, remplacez le notebook, le GSM et les 60 tableaux Excel par un agent IA, et la blague n’a pas pris une ride. Les outils peuvent produire des réponses impressionnantes, exactes même, sans pour autant comprendre le terrain. C’est à nous, bergers de nos métiers, de savoir distinguer le mouton du chien.