En février 2008, selon l'institut GfK, la France comptait plus de 3 millions d'utilisateurs de l'internet mobile. Le nombre d'adeptes ne cesse de croître ainsi que le temps de connexion moyen. En revanche le web mobile est associé à des contraintes matérielles (écran, firmware, réseau) et pécuniaires (prix du forfait et du mobile).
Quelques chiffres-clés
La téléphonie mobile est toujours en plein boom avec 3 milliards d'utilisateurs sur la planète et 80 % de la population mondiale couverte par un réseau mobile. En France, nous avons plus de 7 habitants sur 10 équipés d'un mobile, et plus de 4 sur 10 équipés d'un appareil permettant d'accéder à l'internet mobile.
8,3 % des quelques 55 millions d'abonnés français surfent sur Internet à partir de leur mobile. 5,8 millions téléchargent du contenu, comme de la musique, des jeux, des sonneries ou des images. Outre la musique, dont 15,9 millions de titres ont été téléchargés en 2007, un des segments les plus dynamiques est le jeu pour mobile, qui représente 56,7 millions d'euros, soit 13 millions de jeux téléchargés.
L'avancée du web mobile est étroitement liée aux forfaits "data illimitées" que tous les opérateurs proposent (Illimythics chez SFR, option Blackberry chez Bouygues, iPhone chez Orange). Ma boule magique prédit que les prix vont chuter d'année en année, surtout quand on lit que la publicité dans la recherche mobile pourrait atteindre 5 milliards de dollars en 2013 (selon ABI Research, pour info : 813 millions de dollars pour l'année 2008).
Explications du jargon du mobile
Le web mobile et les services web mobiles, on en parle depuis plusieurs années. Le WAP (Wireless Application Protocol) a été le précurseur du web mobile — ce fut un échec car on savait que cette solution était temporaire puisqu'elle était très limitée. Le langage de balise WML (Wireless Markup Language) sert à développer des sites accessibles depuis un navigateur WAP, utile pour des informations voyageurs, les cours de la bourse ou la météo.
L'apparition de téléphones plus puissants et l'arrivée des nouveaux navigateurs compatibles avec la norme XHTML marque la fin du WAP et le début d'une plus grande liberté (graphique et fonctionnelle) pour les sites web mobiles.
Les limites du développement Web Mobile
Un ordinateur, c'est 3 grandes familles de systèmes d'exploitation, des écrans plus ou moins semblables. Les mobiles eux ne sont pas dotés d'une taille d'écran standard, de plus ils sont équipés de processeurs peu puissants et d'une mémoire embarquée très limitée.
Les mobiles sont tellement diversifiés qu'il faudrait une base commune pour connaître les capacités de chacun. À l'initiative de Dominique Hazael-Massieux, le W3C allait dans ce sens avec un groupe de travail dédié qui récoltait des données précieuses sur le support des CSS et l'utilisation du DOM sur les mobiles.
Pour finir, la lenteur de la connexion internet mobile pousse à optimiser au maximum le code et les images afin de fournir un site léger (moins de 20 ko).