Depuis mardi, j'anime des cours sur SQL et le langage PHP à l'école AMTV. Il est vrai que cela fait longtemps (8 ans) que j'ai quitté les cahiers de classe, mais je n'avais pas ressenti une telle différence ou fracture générationnelle depuis mon arrivée dans le monde du travail.
Les formations diplômantes pour devenir webdesigner
Il n'est pas rare de trouver des formations liées aux métiers du web (chef de projet, analyste programmeur web, webmaster, webdesigner, etc) alors qu'il y a 8 ans il n'y avait pas pléthore de choix. À mon époque (aïe ! ça commence comme ça le fait de se sentir vieillir, non ?) il y avait des illustrateurs, graphistes qui faisaient de la PAO puis la formation chef de projet multimédia qui donnait les bases de Director, Photoshop, la création de CD et la gestion de projet. Je crois que le web était évoqué les 2 derniers mois.
D'ailleurs vous êtes nombreux à me demander quelle a été ma formation et comment on devient développeur web. En fait j'ai un DUT et un Master en ingénierie mais aucun de ces 2 diplômes n'est lié au web — j'ai appris sur le tas grâce aux connaissances acquises dans ces formations (bases de données, C, C++, Visual C++, Java et autres scripts CGI).
Je suis heureux de voir à quel point la formation a pu s'adapter assez rapidement (surtout en France) à de nouvelles évolutions de métiers. Attention tout de même, il vaut mieux bien se renseigner sur les écoles qui proposent ce genre de formation, car certaines surfent sur la vague des métiers du web.
Souvenirs, souvenirs
Je me vois encore suivre les cours avec intérêts des profs que j'ai eu tout au long de ma vie d'étudiant. Prendre des notes, être concentré. Maintenant les jeunes font 4-5 choses en même temps : répondre à MSN, chercher sur le net, suivre l'actualité de leur téléphone, écouter le voisin et suivre le cours. Mais ce qui est étonnant c'est qu'ils y arrivent ! D'autres profs m'ont même raconté que certains de leurs élèves écoutent leur iPod en cours et arrivent quand même à répondre correctement quand le prof pose une question.
Je pense que cette génération est déjà prête à affronter un monde du travail sans cesse en mouvement, sans le savoir.