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Pendant la Seconde Guerre mondiale, les avions de chasse revenaient de la bataille avec des impacts de balles. Les Alliés ont trouvé les zones les plus souvent touchées par les tirs ennemis. Ils ont cherché à renforcer les parties les plus souvent endommagées des avions afin de réduire le nombre qui a été abattu.

Un mathématicien, Abraham Wald, a fait remarquer qu’il y avait peut-être une autre façon de regarder les données. Peut-être que la raison pour laquelle certaines zones des avions n’étaient pas couvertes de trous de balles était que les avions qui ont été tirés dans ces zones ne sont pas revenus. Cette vision a conduit à renforcer l’armure sur les parties de l’avion où il n’y avait pas de trous de balles.L’histoire derrière les données est sans doute plus importante que les données elles-mêmes. Ou plus précisément, la raison pour laquelle nous manquons certaines données peut être plus significative que les données dont nous disposons.

N’écoutez pas seulement ce qui est dit. Écoutez plus ce qui n’est pas dit.

C’est une histoire très connue que j’adore par dessus tout, il faudrait tout ramener au temps et à la vie qu’il procure. Elle provient du livre de Tim Ferriss « La semaine de 4h ». Voici l’histoire :

Au bord de l’eau dans un petit village côtier mexicain, un bateau rentre au port, ramenant plusieurs thons. L’Américain complimente le pêcheur mexicain sur la qualité de ses poissons et lui demande combien de temps il lui a fallu pour les capturer :

« Pas très longtemps », répond le Mexicain.

« Mais alors, pourquoi n’êtes-vous pas resté en mer plus longtemps pour en attraper plus? » demande l’Américain. Le Mexicain répond que ces quelques poissons suffiront à subvenir aux besoins de sa famille.

L’Américain demande alors : « Mais que faites-vous le reste du temps? »

« Je fais la grasse matinée, je pêche un peu, je joue avec mes enfants, je fais la sieste avec ma femme. Le soir, je vais au village voir mes amis. Nous buvons du vin et jouons de la guitare. J’ai une vie bien remplie ».

L’Américain l’interrompt : « J’ai un MBA de l’université de Harvard et je peux vous aider. Vous devriez commencer par pêcher plus longtemps. Avec les bénéfices dégagés, vous pourriez acheter un plus gros bateau. Avec l’argent que vous rapporterait ce bateau, vous pourriez en acheter un deuxième et ainsi de suite jusqu’à ce que vous possédiez une flotte de chalutiers. Au lieu de vendre vos poissons à un intermédiaire, vous pourriez négocier directement avec l’usine, et même ouvrir votre propre usine. Vous pourriez alors quitter votre petit village pour Mexico City, Los Angeles, puis peut-être New York, d’où vous dirigeriez toutes vos affaires. »

Le Mexicain demande alors : « Combien de temps cela prendrait-il? »

« 15 à 20 ans », répond le banquier américain.

« Et après? »

« Après, c’est là que ça devient intéressant », répond l’Américain en riant.

« Quand le moment sera venu, vous pourrez introduire votre société en bourse et vous gagnerez des millions ».

« Des millions? Mais après? »

« Après, vous pourrez prendre votre retraite, habiter dans un petit village côtier, faire la grasse matinée, jouer avec vos petits-enfants, pêcher un peu, faire la sieste avec votre femme et passer vos soirées à boire et à jouer de la guitare avec vos amis. »

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Arun Gandhi est le petit-fils du Mahatma (grande âme, en sanskrit). En 2008, il fonde le Gandhi Worldwide Education Institute qui lutte contre l’exploitation physique et psychologique des enfants des pays défavorisés. Voici une vidéo d’une conférence où il parle des enseignements de son grand-père Gandhi sur la Non-Violence et nous raconte l’histoire du petit crayon.

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Un vieil homme était assis sur un banc, une jeune personne vînt vers lui et lui demanda :

– Vous souvenez-vous de moi, professeur ?
le vieil homme répond : NON !
Le jeune homme lui dit qu’il était son ancien élève.
– Le vieux enseignant : Ah ! Que devient-tu ? Que fais-tu dans la vie maintenant ?
Le jeune homme répondit: Eh bien, je suis devenu professeur, moi aussi.
– Ah, comme c’est bon de le savoir, donc comme moi, dit le vieil homme.
– Oui, comme vous !
En fait, je suis devenu professeur, grâce à vous, vous m’avez inspiré à être comme vous.
Le vieil homme, curieux, demande au jeune professeur, à quel moment il avait décidé de devenir enseignant ?
Le jeune homme lui raconte l’histoire suivante :
– Un jour, un de mes amis, également lycéen, est arrivé en classe avec une belle montre toute neuve, cette montre, je la voulais et j’avais décidé de la voler.
Peu de temps après, mon ami a remarqué que sa montre avait disparue et s’est immédiatement plaint auprès de vous.
Vous nous avez lancé :
– Une montre a été volée pendant mon cours, aujourd’hui.
Celui qui l’a volée, doit la rendre.
Je ne l’ai pas rendue parce que cette montre je la voulais… tellement !
Ensuite, vous avez fermé la porte et vous nous avez demandé de nous lever et que vous alliez nous fouiller tous, jusqu’à ce que la montre soit trouvée.
Mais, vous avez exigé de nous, de fermer les yeux.
Nous l’avions fait, quand vous avez fouillé mes poches, vous avez trouvé la montre et l’avez prise.
Vous avez continué à fouiller les poches de tout le monde, quand vous avez fini vous avez dit :
– Ouvrez les yeux. J’ai trouvé la montre.
Vous ne m’avez rien dit et vous n’avez jamais reparler de cette histoire.
Vous n’avez jamais dit non plus qui avait volé la montre.
Ce jour-là, vous avez sauvé ma dignité.
Ce fut aussi, le jour le plus honteux de ma vie.
Vous ne m’avez jamais rien dit, vous ne m’avez pas grondé ou attiré mon attention pour me faire une leçon de morale, mais vous avez réussi à … m’éclairer.
Grâce à vous, j’ai compris ce qu’est un éducateur et la valeur d’un enseignant.
Vous souvenez-vous de cet épisode, professeur ?
Le vieux professeur répond:
– Je me souviens de cette montre volée, je cherchais les poches de tout le monde, mais je ne me souviens pas de toi, j’avais moi aussi, fermé les yeux en cherchant.
C’est l’essence même d’un éducateur.
Si pour corriger vous devez humilier, vous ne savez pas enseigner, ni être un éducateur.