Tag

inspiration

If you can keep your head when all about you
   Are losing theirs and blaming it on you;
If you can trust yourself when all men doubt you,
   But make allowance for their doubting too;
If you can wait and not be tired by waiting,
   Or, being lied about, don’t deal in lies,
Or, being hated, don’t give way to hating,
   And yet don’t look too good, nor talk too wise;

If you can dream—and not make dreams your master;
   If you can think—and not make thoughts your aim;
If you can meet with triumph and disaster
   And treat those two impostors just the same;
If you can bear to hear the truth you’ve spoken
   Twisted by knaves to make a trap for fools,
Or watch the things you gave your life to broken,
   And stoop and build ’em up with wornout tools;

If you can make one heap of all your winnings
   And risk it on one turn of pitch-and-toss,
And lose, and start again at your beginnings
   And never breathe a word about your loss;
If you can force your heart and nerve and sinew
   To serve your turn long after they are gone,
And so hold on when there is nothing in you
   Except the Will which says to them: “Hold on”;

If you can talk with crowds and keep your virtue,
   Or walk with kings—nor lose the common touch;
If neither foes nor loving friends can hurt you;
   If all men count with you, but none too much;
If you can fill the unforgiving minute
With sixty seconds’ worth of distance run—
   Yours is the Earth and everything that’s in it,
And—which is more—you’ll be a Man, my son!

Rudyard Kipling 1865 – 1936

Joseph Rudyard Kipling (prix Nobel de Littérature 1907) acquiert la célébrité avec des romans destinés à la jeunesse : The Jungle Book (Le livre de la Jungle, 1895) et Captains Courageous (Capitaines courageux, 1897).

« La disparition progressive des temps (subjonctif, passé simple, imparfait, formes composées du futur, participe passé…) donne lieu à une pensée au présent, limitée à l’instant, incapable de projections dans le temps.

La généralisation du tutoiement, la disparition des majuscules et de la ponctuation sont autant de coups mortels portés à la subtilité de l’expression.

Supprimer le mot «mademoiselle» est non seulement renoncer à l’esthétique d’un mot, mais également promouvoir l’idée qu’entre une petite fille et une femme il n’y a rien.

Moins de mots et moins de verbes conjugués c’est moins de capacités à exprimer les émotions et moins de possibilité d’élaborer une pensée.

Des études ont montré qu’une partie de la violence dans la sphère publique et privée provient directement de l’incapacité à mettre des mots sur les émotions.

Plus le langage est pauvre, moins la pensée existe.

Il n’y a pas de pensée critique sans pensée. Et il n’y a pas de pensée sans mots.

Comment construire une pensée hypothético-déductive sans maîtrise du conditionnel? Comment envisager l’avenir sans conjugaison au futur? Comment appréhender une temporalité, une succession d’éléments dans le temps, qu’ils soient passés ou à venir, ainsi que leur durée relative, sans une langue qui fait la différence entre ce qui aurait pu être, ce qui a été, ce qui est, ce qui pourrait advenir, et ce qui sera après que ce qui pourrait advenir soit advenu?

Si un cri de ralliement devait se faire entendre aujourd’hui, ce serait celui, adressé aux parents et aux enseignants: faites parler, lire et écrire vos enfants, vos élèves, vos étudiants.

Enseignez et pratiquez la langue dans ses formes les plus variées, même si elle semble compliquée, surtout si elle est compliquée.

Parce que dans cet effort se trouve la liberté.

Ceux qui expliquent à longueur de temps qu’il faut simplifier l’orthographe, purger la langue de ses «défauts», abolir les genres, les temps, les nuances, tout ce qui crée de la complexité sont les fossoyeurs de l’esprit humain. Il n’est pas de liberté sans exigences.

Il n’est pas de beauté sans la pensée de la beauté.» via Moussa Ndiaye

Voici un ensemble de conférences captées lors de la rentrée de l’école HEC 2023 avec quelques-uns des meilleurs experts de la transition écologique et sociale. A regarder sans modération, ce que j’aime bien dans ces vidéos c’est la communication directe et efficaces des ces vulgarisateurs devant un panel de 400 étudiants.

Les défis du XXIe siècle et les enjeux systémiques avec Arthur Keller

Arthur Keller, spécialiste des risques systémiques et des stratégies de résilience, vient approfondir la connaissance des défis environnementaux et sociaux, leurs interactions avec le système économique global.

L’eau, ses enjeux et ses risques avec Emma Haziza

L’eau, nous en buvons tous les jours. Mais que savons-nous réellement à son sujet ? A force de pouvoir obtenir de l’eau d’un simple tour de robinet, nous en sommes venus à considérer cette ressource comme quelque chose d’évident, d’acquis. Or, cette évidence cache une réalité bien plus complexe, reposant sur des équilibres naturels fragiles, qui sont d’autant plus difficiles à maintenir que de nombreux secteurs de notre économie sont très consommateurs d’eau, qu’il s’agisse du nucléaire, de l’industrie textile ou de l’agroalimentaire. Pour parler l’une des plus grandes expertes françaises sur le sujet, Emma Haziza. Dans un contexte de sécheresses de plus en plus régulières, de pression croissante sur les nappes phréatiques et de tensions autour des mégabassines, elle apportera avec pédagogie et bienveillance son regard sur la situation de l’eau en France.

Climat et Migrations avec François Gemenne

Animé par François Gemenne, professeur émérite d’HEC en géopolitique du climat et auteur du rapport du GIEC.

C’est une histoire très connue que j’adore par dessus tout, il faudrait tout ramener au temps et à la vie qu’il procure. Elle provient du livre de Tim Ferriss « La semaine de 4h ». Voici l’histoire :

Au bord de l’eau dans un petit village côtier mexicain, un bateau rentre au port, ramenant plusieurs thons. L’Américain complimente le pêcheur mexicain sur la qualité de ses poissons et lui demande combien de temps il lui a fallu pour les capturer :

« Pas très longtemps », répond le Mexicain.

« Mais alors, pourquoi n’êtes-vous pas resté en mer plus longtemps pour en attraper plus? » demande l’Américain. Le Mexicain répond que ces quelques poissons suffiront à subvenir aux besoins de sa famille.

L’Américain demande alors : « Mais que faites-vous le reste du temps? »

« Je fais la grasse matinée, je pêche un peu, je joue avec mes enfants, je fais la sieste avec ma femme. Le soir, je vais au village voir mes amis. Nous buvons du vin et jouons de la guitare. J’ai une vie bien remplie ».

L’Américain l’interrompt : « J’ai un MBA de l’université de Harvard et je peux vous aider. Vous devriez commencer par pêcher plus longtemps. Avec les bénéfices dégagés, vous pourriez acheter un plus gros bateau. Avec l’argent que vous rapporterait ce bateau, vous pourriez en acheter un deuxième et ainsi de suite jusqu’à ce que vous possédiez une flotte de chalutiers. Au lieu de vendre vos poissons à un intermédiaire, vous pourriez négocier directement avec l’usine, et même ouvrir votre propre usine. Vous pourriez alors quitter votre petit village pour Mexico City, Los Angeles, puis peut-être New York, d’où vous dirigeriez toutes vos affaires. »

Le Mexicain demande alors : « Combien de temps cela prendrait-il? »

« 15 à 20 ans », répond le banquier américain.

« Et après? »

« Après, c’est là que ça devient intéressant », répond l’Américain en riant.

« Quand le moment sera venu, vous pourrez introduire votre société en bourse et vous gagnerez des millions ».

« Des millions? Mais après? »

« Après, vous pourrez prendre votre retraite, habiter dans un petit village côtier, faire la grasse matinée, jouer avec vos petits-enfants, pêcher un peu, faire la sieste avec votre femme et passer vos soirées à boire et à jouer de la guitare avec vos amis. »

André De Shields acteur, réalisateur, chanteur, chorégraphe et légende de Broadway âgé de 73 ans a finalement décroché le prix du meilleur acteur vedette dans une comédie musicale pour avoir joué Hermès à Hadestown aux Tony Awards et donna ses « trois règles cardinales » de sa durabilité et de sa longévité.

  1. Entourez-vous de personnes dont les yeux s’illuminent lorsqu’elles vous voient arriver.
  2. La lenteur est le moyen le plus rapide d’arriver là où vous voulez être.
  3. Le sommet d’une montagne est le pied de la prochaine, alors continuez à grimper.

André De Shields